Listing des articles

 

- La limite où l'on fleurte avec l'expérimentale / Lire

- La musique à consommer / Lire

 

 

 

 

 

 

La musique a consommer (25.03.2006 - Jean mache)

 

Alors que l'âge moyen du premier concert ne cesse de baisser et que les productions puremment commerciales ne cessent de croitre, la musique destinée au grand public se rapproche de plus en plus du concept fast food: on achète, on mange et on jette l'embalage. Peut-on considérer un artiste à part entière s'il est issu d'une machine commerciale ou s'apparente-t-il alors plus à la tranche de fromage d'un hamburger. Au vue des "stars" du moment Il semblerait que le mélomane d'aujourd'hui aime la restauration rapide.

- "Bonjour je voudrai un menu M-Pokora avec frite et coca svp."

- "Sur place ou à emporter, si vous voulez pour un euro de plus on vous offre une brosse à wc Crazy Frog..."

La monopolisation musicale de ce type de système diminue forcément les possibilités de decouverte ou de dévellopement de vrais groupes ou de vrais artistes. Même s'il semble évident pour le moment que l'unique moyen de redonner à la musique les lettres de noblesses que le secteur commercial lui vole n'est autre que le boycotage de ce genre de production, saura-t-on dans dix ans ne pas acheter le single de la star académie 15 à son enfant. Quel sera l'univers sonore de ces adolecents qui justement en ce moment sont bercés par ces mélodies préfabriquées. Il faut espérer que les légendes de la musique ne s'effacent pas trop vite de la mémoire collective afin que l'originalité musicale ne devienne pas un jouet pour menu enfant.

Hé Jimy ? ça te dis un petit Mac Do ? attends j'appelle Bob et Kurt....

 

Retour au listing des articles / Retour

 

 

 

La limite où l'on fleurte avec l'expérimentale. (10.03.2006 - Jean mache)

 

L'évolutuion musicale à toujours été étroitement liée aux évolutions technologiques. De la découverte du baton à la puce électronique, l'homme à cherché à intégrer ses découvertes à son univers sonore et principalement à ses instruments de musique. Même si au fil du temps sa gamme de sonorité s'est enrichie incontestablement et ce grace à l'invention des inombrables instruments acoustiques (cuivre, corde, vent, percution) et électroniques, les véritables modifications de style se sont souvent faites sur la pulsation rythmique qui les gouvernent. Ainsi, si l'on observe le dévelopement des structures musicales de ces derniers siècles, on peut s'apercevoir que pour passer de la musique de chambre à l'électro le seul paramêtre qui à évolué n'est autre que le rythme. Bien sur il faut faire abstraction des différences de sonorités qui dépendent directement des instruments disponibles au moment de la création du courant musical. Ses structures sont très strictes et laissent peut de place à l'égarement musical mais surtout elles ont une base rythmique que l'on ne peut leur soustraire. Les dernières évolutions musicales tel que le hardcore atteignent les limites de l'audible en notion de rythme. En effet avec un tempo qui oscille au alentour des 220 battements par minute (BPM) il semble difficile de pouvoir aller audela sans que le son ne se transforme en bruit. Le paramêtre de pulsation ayant été poussé a son paroxisme, quels vont être les prochains changements qui permetteront de voir se créer de nouveaux horizons musicaux ? Les limites de la musique "symétrique" vont elles être balayées par des influences plus asynchrones et expérimentales ? L'oreille de l'homme saura-t-elle s'adapter à ses nouvelles sonorités afin que la musique puisse rejoindre son but premier: être partagée.

 

Retour au listing des articles / Retour